Portrait et valeurs

« Relèvent des métiers d’art, […] les personnes physiques ainsi que les dirigeants sociaux des personnes morales qui exercent, à titre principal ou secondaire, une activité indépendante de production, de création, de transformation ou de reconstitution, de réparation et de restauration du patrimoine, caractérisée par la maîtrise de gestes et de techniques en vue du travail de la matière et nécessitant un apport artistique. »

Définition légale des « métiers d’art. Article 22 de la loi n° 2014-626 du 18 juin 2014 relative à l’artisanat, au commerce et aux très petites entreprises

Nos valeurs

L’imagination et la passion au service du beau et de l’utile

Du besoin vient l’idée puis le produit. L’imagination le pense, le forme, le façonne. Les mains le fabrique. Le cœur et la passion lui donne la beauté.

Gestes d’antan et innovation

Comme une majorité d’artisans contemporains, Virginie a appris et conservé les gestes qui lui ont été transmis par ses aînés qu’ils soient nos parents ou des mentors. Mais pour rester dans la course, innover, inventer elle est toujours à l’écoute de nouveaux gestes, de nouvelles techniques et de nouveaux matériels et matériaux.

Fabriquer en France

C’est une évidence pour notre équipe: les objets que nous fabriquons, les prestations que nous proposons ne peuvent être réalisées que par nous ou des sous-traitants français. Nous l’affichons, le revendiquons, le prouvons sur place même si nous n’avons pas de certification officielle (parce que l’audit et la mise en place sont trop chers pour nous) 

Ethique et traçabilité

Nous travaillons avec des tanneries en majorité françaises qui sont en mesure de nous garantir l’origine de leurs cuirs. Certains peuvent nous garantir un cuir français, ce qui est très important pour nous et nous les privilégions quand le tarif n’est pas trop excessif (sinon nos produits seraient bien trop chers). 

Lorsque les matières premières ou fournitures dont nous avons besoin, ne sont pas disponibles en France. Nous essayons de nous fournir en Europe et nous veillons à la provenance réelle des produits. Ainsi nous avons l’habitude de travailler avec l’Italie qui est une référence dans le monde de la maroquinerie et de la mode ainsi que l’Espagne et parfois le Portugal.
Concernant les cuirs, nous utilisons principalement du cuir de vachette (taureau, boeuf, vache…) ou de la chèvre, provenant de la filière alimentaire. Notre métier s’inscrit donc à la fin du circuit alimentaire dans une démarche de valorisation des peaux.  Nous n’achetons pas de peaux rares mettant des espèces en danger ou provenant d’élevages destinés en première intention à la maroquinerie. En revanche, pour la réparation et la restauration, nous pouvons être amenées à travailler ces matières (crocodile par exemple) qui nous sont apportées par des clients et qui de toute façon sont des pièces déjà existantes.

La durabilité

Choisir de travailler le cuir, c’est choisir le durable : réparer l’ancien et lui permettre de continuer de vivre, d’être utile. Créer du solide, un objet appelé à durer dans le temps. Notre maroquinerie est bien sûr réparable et peut durer très longtemps ! 

Transmission des savoirs faire et conservation du patrimoine vivant

L’artisanat est soumis à un devoir : celui de transmettre un savoir-faire pour continuer d’exister. C’est un devoir mais c’est surtout un ensemble de chances. Enseigner consolide un métier, fait évoluer le maître au contact de l’élève, permet l’échange, la confrontation des acquis et des questionnements. Nous recevons donc régulièrement des stagiaires à l’atelier et en 2019 nous avons accueilli Marinette pour son année d’apprentissage. 

La proximité et l’écoute

Même si Internet est une vitrine essentielle, écouter nos clients, mieux encore les côtoyer est primordial pour nous. Nous voulons les entendre s’exprimer sur leur ressenti, leurs attentes vis-à-vis de nous, de notre métier, leur avis sur la concurrence. Nous voulons aussi écouter leurs demandes et leur dire que nous les entendons, qu’il s’agisse de produit personnalisé et sur mesure, mais aussi des services et attitudes qu’ils attendent de nous et de l’artisanat en général.

Le petit supplément d’âme

Une partie de notre activité est la réparation et la restauration d’objets personnels, d’objets anciens, parfois les deux. Ces objets qui nous sont remis avec une confiance qui nous étonne encore, Virginie les reçoit et les manipule avec tendresse, consciente de ce petit morceau d’âme qu’ils portent en eux. Son travail de réparation et restauration tient toujours compte de cet aspect et nous veillons à conserver cette âme essentielle au cœur de nos clients.

La Normandie, terre de nos ancêtres

Nous sommes nées à Caen mais nous avons la Manche dans les « tripes ». Les aléas professionnels et familiaux nous ont menées en différents coin de France pendant des années mais nous rentrions souvent dans la Manche, sur le terrain familial laissé par notre grand-mère près de Portbail. Dans nos maisons, il a toujours trôné quelque part sur un mur, sur un meuble, un souvenir de notre chère Normandie. Nous aimons notre herbe verte, nos nuages, nos vaches, la crème fraîche, la Teurgoule et la mer !

Un travail généalogique nous a permis de remonter la lignée de nos ancêtres normands dans la région du nord cotentin aux alentours de 1700. C’est peut-être pour cela, que nous sommes si attachées à cette région. C’est évidemment pour cela que nous nous appelons la Maroquinerie du Cotentin et que de nombreuses réalisations évoquent la mer et la Normandie.

Un peu d’histoire

Virginie, le cuir par passion

Virginie fait partie de ces passionnés qui un jour ont sauté le pas pour vivre de leur art. Pendant un certain nombre d’années (on ne dira pas combien), elle aura tour à tour exercé plusieurs métiers dont celui de formatrice en sécurité routière. C’est en 2011, qu’elle se lance timidement, en cumulant tout d’abord sa carrière dans la fonction publique et son activité de maroquinière. Installée en Alsace, elle commence par la fabrication de petite maroquinerie comme le fameux porte-monnaie cartable (Petit Cotentin) qui a fait sa renommée, puis se lance dans le sac à main et ne s’arrête plus. Sa touche personnelle, c’est dans son imagination qu’il faut la chercher. Mariages de couleurs fantaisies, formes originales, grains de cuirs improbables, elle crée des articles de maroquinerie qu’on ne trouve pas ailleurs. Et c’est ce qui plait à ses premiers clients qui trouvent chez elle des modèles à la fois uniques, fabriqués à la main, dans des matériaux de qualité et résistants. C’est sur les marchés de Noël, si prisés de cette belle région, qu’elle commence par se faire connaître. Encouragée par un démarrage prometteur, elle quitte alors la fonction publique et l’Alsace pour revenir s’installer en Normandie !

Normandie, le retour aux sources

La Normandie, un retour aux sources dans tous les sens du terme car si elle est effectivement née dans notre belle région et y a vécu la première partie de sa vie. C’est aussi un retour vers la famille et un cheminement qui la ramène vers les racines de sa passion. En effet, depuis toute petite déjà, elle baignait dans l’odeur du cuir et de la colle. Et pour cause ! Son père était lui aussi maroquinier (mais aussi cordonnier et bottier). Elle a tout appris de lui en l’observant, en participant, en discutant, en s’embrouillant parfois… et oui, le travail en famille… Les effluves musqués du cuir n’étaient pas les seules odeurs dans la maison de son enfance, il y avait aussi celle plus légère de la créativité ! Sa maman adorait coudre et fabriquait des vêtements. Bref, vous l’aurez compris, Virginie a de qui tenir. Mais c’est toute seule (et encouragée par ses proches), qu’elle s’est inventée une vie de maroquinière… Arrivée dans la région de Carentan en 2011, elle y a ouvert une boutique qu’elle a tenue pendant quelques mois puis s’est installée dans une maison à Saint-Georges-de-Bohon. Et oui, le cuir ça prend de la place ! Depuis, elle n’arrête plus de fabriquer, de réparer, de créer, d’imaginer…

2019, les grands changements

Grâce à la confiance témoignée par les clients de la Maroquinerie et une notoriété grandissante en local et sur Internet, le volume de travail a beaucoup augmenté en 2018 et l’atelier est devenu trop petit !

Fin 2018, nous avons décidé de nous associer pour développer la société et passer en Sarl.

Nous ?

Nous, c’est Virginie & Cécile, les deux soeurs.

Depuis plusieurs années déjà, nous collaborons professionnellement et personnellement autour de la maroquinerie. L’activité de Virginie était déjà empreinte d’un fort esprit de famille mais toutes deux, nous avons baigné dans l’odeur du cuir et de la colle et dans le tic-tac des machines à coudre depuis notre plus tendre enfance.

De mon côté, passionnée par Internet, j’ai créé mon premier site E-commerce pour le plaisir et ce fut bien sûr à destination de l’activité de ma soeur. Pendant que Virginie développait sa maroquinerie, je développais mon activité de webmaster/webdesigner également en micro-entreprise.

L’idée de s’associer pour donner un nouvel élan à la Maroquinerie était soudain devenu une évidence.

Fin 2019, j’ai (Cécile) quitté la gérance de la Maroquinerie pour me consacrer à un nouveau défi professionnel dans la communication mais toujours associée, je continue de m’occuper de la com’ de la Maro, car j’adore ça… et je n’imaginais pas abandonner ma petite soeur !

2020, la drôle d’année

Comme pour beaucoup d’entre-nous, la crise est venu sabrer la promesse d’un beau développement mais nous avons voulu tenir, et nous sommes toujours là.

Comme pour beaucoup d’entre-nous, nous ne cochions pas les cases pour recevoir les nombreuses aides. Un coup de pouce de 1500€ nous a évité la chute en tout début de Covid, ensuite on a tenu comme on a pu et on est toujours là…

Si nous sommes toujours là c’est que nos clients, ceux qui nous connaissaient, d’autres qui nous découvraient ont choisi de nous soutenir en venant à l’atelier et en commandant sur Internet. Un vrai choix citoyen et solidaire avant même l’idée de se faire plaisir. Un grand merci à eux, à vous !

2021, on ose ou bien ?

Le contrat pour les Etats-Unis dont les pourparlers ont débuté quelques mois avant la crise se concrétise enfin ! Et oui, tous les freins liés aux confinements et à la peur ont retardé la production de près de neuf mois ! Mais en mars, Virginie a pu livrer les premières pièces qui partiront bientôt pour New-York. A côté de cela, nous avons senti frémir la consommation et s’affirmer l’appétence de nos clients pour le made in France (le vrai !). Aussi bien que l’avenir soit encore incertain pour la Maroquinerie, nous avons décidé de rappeler, Marinette Scuiller, notre formidable apprentie (Médaille d’argent départementale de Meilleure Ouvrière de France) qui a fait un travail remarquable auprès de Virginie pendant sa scolarité. C’est un petit contrat de trois mois pour le moment. Marinette va participer à la production pour notre client New-Yorkais et produire avec Virginie nos propres collections.

Nous espérons de tout cœur que nous pourrons renouveler puis pérenniser son emploi.